Lionel Lacaze : « Saisir l’opportunité qu’offre Paris 2024 pour présenter un mouvement sportif adapté aux nouvelles attentes en matière de pratiques sportives. « 

Publié le 8 avril 2021 à 13h49 dans Gouvernance du sport

Nous poursuivons notre série d’interview des nouveaux présidents de fédération, pour connaitre leurs impressions et leurs premières mesures. Découvrir un nouveau poste, un nouvel environnement, de nouvelles responsabilités, notamment dans cette période, n’est pas simple. Nous les remercions de s’être ainsi livrés avec franchise afin que nous puisions mieux comprendre leurs premiers mois de présidence et leur vision de l’avenir du mouvement sportif français. Aujourd’hui, nous vous partageons l’interview de Lionel Lacaze, président de la FF Lutte.

Cela fait près de 4 mois que vous êtes devenu Président de la fédération française de lutte et disciplines associées. Quelles ont été les premières actions que vous avez misent en place ?

Il a fallu à la nouvelle équipe fédérale quelques heures pour réaliser que la situation administrative et financière nécessitait un plan d’urgence. Bien entendu, la pandémie a participé à cet état de choc. Mais le sentiment de naviguer dans un navire en perdition, sans boussole, ni gouvernail nous imposait de prendre des mesures indispensables pour poser les premières pierres fondatrices du projet de campagne. Pour rappel, le projet fédéral a été plébiscité par près de 80% des électeurs.

Puis, nous avons rencontré les salariés et veillé à les associer à la prise de fonction des nouveaux élus. Dans le même temps, chaque secteur administratif et financier a été audité et fait l’objet de la mise en place d’outils opérationnels, permettant d’appréhender dans les conditions optimales, les premières actions et engagements à mener.

En ce qui concerne le domaine sportif, j’ai rapidement rencontré les athlètes féminines et masculins en préparation à l’INSEP afin de rappeler les objectifs du haut-niveau et les assurer du soutien de la fédération.

Je me suis ensuite rendu au CREPS de DIJON afin de rencontrer les sportifs et l’encadrement et dès que possible j’en ferai de même avec le pôle de Font Romeu.

Enfin, une présentation des grandes priorités du projet du mandat a été réalisée auprès des élus, cadres nationaux et CTS territoriaux afin de le diffuser urbi et orbi.

En accédant à la présidence, avez-vous eu des surprises, bonne ou mauvaise, auxquelles vous ne vous attendiez pas ?

Les bonnes surprises sont essentiellement liées aux rencontres humaines composant une équipe fédérale majoritairement jeunes et très engagée, que je remercie pour leur investissement durant cette période si pénalisante pour tous. 

La mauvaise nouvelle pour l’équipe entrante fut la découverte d’une fédération dans un état stratégique et opérationnelle de piètre qualité, pour ne pas dire en déshérence de procédures et de direction.

Projetons-nous dans un an. Si nous devions faire ensemble le bilan de votre première année de mandat dans l’idéal, quel serait-il ?

Sans hésitation la mise en marche d’un plan de relance qui permettra à nos clubs et aux licenciés de retrouver le chemin des salles de lutte.

Dans un an, la fédération sera conforme à ses textes, c’est-à-dire, ceux, qui régissent, nos fonctionnements fédéraux. Ainsi, la juste application de nos statuts et règlements divers nous autorisera, enfin, une vie fédérale, respectueuses de nos devoirs de transparence, d’éthique et d’équité. 

Dans un temps comparable, la mise à plat des process relatifs au fonctionnement administratif et financier sera également effectif et efficace. 

Sur cet aspect, le rêve absolu serait la clôture des contentieux divers relatifs aux conséquences liées aux championnats du monde 2017 à Bercy, qui malgré notre énergie et notre motivation plombent le développement et l’aisance de la fédération.

Enfin, la reprise des activités sur les territoires, liée à une médaille olympique, pourrait boucler un mandat ambitieux pour 2024 et son héritage futur.

Selon vous, quels sont les grands enjeux du mouvement sportif, ces 4 prochaines années ? 

Le premier de tous me semble celui de saisir l’opportunité qu’offrent les Jeux de 2024 pour présenter un mouvement sportif adapté aux nouvelles attentes en matière de pratiques sportives. 

L’inclusion, les valeurs de citoyenneté, d’éthique et de lutte contre toutes formes de discrimination devront être gravées sur chaque fronton représentatif des fédérations et des diverses institutions. 

Enfin, l’enjeu majeur repose sur la réaffirmation de la coexistence des deux exigences que sont la performance mesurée par les résultats sportifs au même titre que de la performance éducative incluse dans une pratique sportive de qualité solidaire et durable. Rappelons-nous que la Lutte porte en elle l’élégance des racines de l’Humanité et de l’Olympisme.

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DUPERE

Félicitations pour cette mise au point et le travail effectué et l’écoute des clubs oublié depuis trop longtemps bonne continuation à tous

Alain Huet

Félicitation pour cette vision avec ses deux approches, performante et éducative. Par contre aucune approche sur l’attractivité des activités, en adéquation avec notre mode de vie. Pas de commentaire, non plus, sur l’engagement des bénévoles qui doivent gérer leur club ou comité comme une entreprise, et soumis à une procédure administrative déconcertante.

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