#SportSolidaire avec La manufacture à Félix

Publié le 15 avril 2020 à 10h09 dans #SportSolidaire

Les TPE, indépendants et startups de l’écosystème sportif français vont souffrir de l’arrêt total du sport professionnel et amateur pendant plusieurs semaines à cause de la crise sanitaire. Ainsi, et jusqu’à la fin de la crise, Olbia se propose de les mettre en avant sur son blog et sa newsletter hebdomadaire. Nous poursuivons avec La manufacture à Félix et Jack Fauvel, Président.

Quelles sont les activités de votre entreprise dans le domaine du sport ?

La manufacture à Félix est un équipementier d’articles de sport et loisirs. Nous fabriquons des engins de glisse en bois et fibres notamment des skis, skates mais nous travaillons aussi une gamme en ré usage et matériaux biosourcés (résines par exemple) sur des produits tels que skates électriques, kites, wakes, surfs, SUPpaddle, …

Comment êtes-vous impactés par cette crise sanitaire ?

Notre activité a fortement été impactée par la fin de saison prématurée. En effet, nous avons dû faire face à l’annulation d’évènements phares tels que Sport Achat, Novaq… ; l’annulation de rendez-vous essentiels pour mener notre activité et développer nos ventes (skis-tests professionnels et grand-public en station). Nous rencontrons aussi des problèmes d’approvisionnement car nous utilisons des matières premières en provenance d’Autriche ou d’Allemagne. A ce jour nous n’avons pas sourcé de fabricants français pour les carres par exemple. Nous soustrairons deux étapes de notre process : la sérigraphie et la préparation des skis. Nos deux partenaires ont fermé. L’un d’eux ne reprendra son activité qu’en novembre désormais… Enfin, nous rencontrons des problèmes pour nos expéditions, notre prestataire a réduit son activité.

Qu’espérez-vous de l’écosystème du sport français quand la vie économique et sociale reprendra ?

Quand la vie économique et sociale reprendra, j’espère qu’il y aura une prise de conscience quant à la nécessité de soutenir les entreprises qui font le choix du made in france. On pourrait par exemple imaginer une tva spécifique. Concernant l’activité skis, je milite pour un regroupement des indépendants et des artisans, plus de mutualisation, plus de coopération… pour simplement exister sur le marché. Comment rivaliser avec des grands groupes qui cassent le marché en pratiquant des tarifications dès – 50% déjà en début de saison et jusqu’à -80 % en fin de saison ! ? Une paire sort d’usine entre 150 et 300 € à l’étranger… contre 500 en France, nous ne pouvons pas nous permettre de casser nos prix.

Mettez-vous à profit cette période pour repenser votre activité (modèle économique, élargissement/rétrécissement de l’offre, élargissement/rétrécissement de la cible prospective…) ?


Si la production est en stand by, nous poursuivons nos projets de développement en élargissant notre gamme de produits : kites, wakes et en poursuivant l’étude de nouveaux produits : un vélo est à l’étude. Nous retravaillons notre positionnement prix et réfléchissons à l’édition d’une nouvelle gamme plus compétitive. Autre manière de remanier notre modèle, la mise en place d’une offre d’acquisition de skis en location longue durée et la création de nouvelles offres, par exemple l’organisation de master class afin de fabriquer sa paire de skis soi-même en 21h avec accompagnement (une prestation encadrée par un de nos techniciens). Enfin, nous avions conscience que la société était sous capitalisée et par conséquent nous profitons de cette pause forcée pour restructurer en interne et ouvrir notre capital à de nouveaux partenaires financiers.

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