Jean-Luc Arassus : « Renforcer la digitalisation de nos clubs en travaillant avec des solutions pertinentes, comme Be Sport ou MyCoach »

Publié le 3 avril 2020 à 10h15 dans Institutions

En ces temps de crise aux multiples conséquences, nous avons souhaité interroger plusieurs présidents et présidentes de fédération. Jean-Luc Arassus, président de la fédération française de surf, poursuit notre série.

Comment votre fédération essaie-t-elle de limiter les impacts de la crise sanitaire, pour elle-même et pour ses clubs ?

Nous avons annulé toute activité jusqu’à nouvel ordre et mis le personnel en télétravail, comme toutes les autres fédérations. Les plages sont fermées, l’océan est inaccessible.

Il faut persévérer dans la lutte contre le virus en respectant les règles du confinement. Ça sera utile à tous et montrera aux courageux soignants que nous sommes tous concernés et à leurs côtés.

Cela permettra d’ailleurs mécaniquement de diminuer le temps de suspension de notre activité. Les incidences économiques sont très difficiles à évaluer à ce jour mais elles sont indéniables. Par exemple, à la fin du mois de mars, nous avons 3 000 licences de moins qu’en mars 2019.

Par ailleurs, nous essayons de travailler pour simplifier les démarches d’indemnisations pour les clubs. La fédération est heureusement en meilleure santé financière que par le passé, notamment grâce aux partenariats récents avec Banque Populaire et Dacia. Ainsi, nous allons prendre des dispositions financières pour soutenir nos clubs. La fédération doit jouer son rôle auprès de ses membres et nous le ferons.

A titre d’exemple, nous avons finalisé une plateforme pour la formation au diplômes fédéraux et d’Etat. Notre petite équipe reste mobilisée.

Les communications sur notre site et sur les réseaux sociaux sont quotidiennes. Cette période doit nous permettre d’inventer de nouvelles formes de collaboration.

Qu’attendez-vous au sortir de la crise ?

Je souhaite que les surfeuses et les surfeurs soient solidaires du surf associatif français, de nos clubs en particulier, et qu’ils les soutiennent massivement en rejoignant un club. De notre côté, nous allons continuer à renforcer la digitalisation de nos clubs en travaillant sur des outils numériques pertinents, avec notamment des startups comme Be Sport ou MyCoach. Depuis plusieurs mois, nous avançons avec elles et nous vouons accélérer. Nous sommes convaincus que c’est une voix intéressante pour consolider notre communauté.

Quelles sont les conséquences pour la FF Surf du report des JO de Tokyo ?

Le report des Jeux a été très rapidement accepté par nos surfeuses et surfeurs. L’arrêt de toutes les compétitions sur tous les continents provoque une rupture nette dans la continuité de l’entrainement. Il faudra une période de remise à niveau pour nos qualifiés. En ce qui concerne le dernier quota féminin, nous attendons de connaitre la date et le lieu du prochain championnat du Monde. Cette période de report leur permettra, nous l’espérons, de revenir à leur meilleur niveau.

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